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Blason de la ville d'ORAN (Algérie)

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La statue de Notre-Dame de Santa-Cruz

"Le Parler des Pieds-Noirs d'Oran et d'Oranie"

en 2 volumes, par Amédée MORÉNO

Éditions

"Les Vents Contraires"

à Aix-en-Provence.

Volume I

Volume II

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Dernière mise à  jour du site le dimanche 12 mars 2000 à 06:01

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Amédée Moréno

Salut à tous les internautes ! ... et bienvenue sur mon site Web !


Auteur de l'ouvrage
Le Parler des Pieds-Noirs d'Oran et d'Oranie, voici, pour ceux que cela intéresse, mon curriculum vitæ : fils d'immigrés espagnols, je suis né de parents français en 1928 à  ORAN, ancienne capitale de l'Ouest algérien. J'y ai vécu et étudié jusqu'à  la fin de mon adolescence. En 1947, j'ai poursuivi mes études en France, notamment à  l'École Militaire d'Application des Transmissions de Montargis où j'ai eu la formation de Contrôleur des Installations Électromécaniques des P.T.T. Ma carrière militaire s'est poursuivie en Indochine jusqu'en 1951.

De retour à  la vie civile et entré au service de l'Aéronautique Navale, j'ai suivi avec succès les cours du M.I.T. (Massachusetts Institute of Technology), pour parfaire mes études d'électronique. Après avoir obtenu, en 1956, le titre et les fonctions de Vérificateur des Installations de Transmissions sur les Aéronefs et les Bâtiments de Surface (spécialité VHF-UHF) j'ai rejoint définitivement, en 1959, le secteur privé. Rappelé dans les réserves par l'Armée, j'ai servi comme officier jusqu'en 1960, date à  laquelle j'ai créé, avec un ami, une Société d'Électronique Appliquée. Le "Vent de l'Histoire" s'étant abattu sur l'Algérie française, j'ai dû fuir après les massacres des Européens perpétrés à  ORAN par les Algériens, le 5 juillet 1962. Après avoir tout perdu, je me suis réinstallé en métropole avec mon épouse et mes enfants, toujours dans ma spécialité.

En 1977, j'ai recréé une entreprise d'électronique, et pris ma retraite 12 années plus tard pour m'adonner à  la vie associative mais enfin et surtout à  ma passion : l'écriture. Après avoir servi bénévolement mes compatriotes en qualité de scribe et participé comme membre ou président d'Associations, tenaillé par la nostalgie de mon pays perdu, j'ai ressenti le besoin intense de raconter ma ville d'Oran et sa province, ses habitants d'origine européenne et leur façon de vivre et de communiquer. Au travers de ce véritable passeport de clan qu'est la langue dans une région déterminée, j'ai essayé en quelque sorte de perpétuer ce parler caractéristique des Oranais, et de ceux de l'ancienne province française d'Oranie.

Pourquoi Pieds-Noirs ? Cette appellation, non péjorative, mérite une explication. Les différents dictionnaires de la langue française indiquent, généralement de façon écourtée, que les Pieds-Noirs sont les Français d'origine européenne nés ou ayant vécu en Algérie jusqu'à  l'indépendance de ce pays en 1962, sans apporter de définition explicite à  ce qualificatif. Plusieurs explications se concurrencent et chacun adoptera celle qui lui convient.

D'abord, la plus ancienne.

Les premiers volontaires colons - entendez par-là  les Français qui débarquèrent en Algérie dés 1830 pour y fonder une colonie -, se vêtaient comme les explorateurs du 19éme siècle, c'est-à-dire casque, vareuse et pantalon blancs. Le fait de se chausser de bottines noires intriguait les indigènes qui les désignèrent alors comme Hommes aux pieds noirs, puis Pieds-Noirs tout court.

La 2éme explication viendrait du fait que ces mêmes premiers colons, assignés à  défricher des terres sauvages et incultes, durent d'abord assécher de véritables plaines marécageuses, principalement dans la Mitidja, province d'Alger. Le fait de devoir travailler pieds nus et jambes de pantalons retroussées dans la fange noirâtre et gluante de ces palus insalubres, leur rendaient les pieds noirs au bas de mollets tout blancs, d'où l'appellation en question.

Enfin, une définition qui mérite aussi attention, vient du fait que lorsque les premières vignes donnèrent du raisin, les colons en firent du moût destiné à  la vinification, en écrasant les grappes à pieds nus dans les cuves. Là  aussi, leurs pieds devenus noirâtres, les firent nommer Pieds-Noirs par les autochtones arabes qui ne connaissaient rien du vin.

On raconte aussi que les soutiers embarqués sur les vapeurs affectés aux lignes d'Afrique du Nord, travaillaient pieds nus dans la poussière du charbon destiné aux chaudières. Comme ils étaient pour la plupart de race blanche, cela leur donnait des pieds noirs avant que d'être lavés. Je penche beaucoup moins pour cette version-là et j'opterais plutôt pour la première.

Quoi qu'il en soit, Pieds-Noirs est devenu le terme spécifique officiel, admis par l'Académie Française sous l'impulsion de l'un de ses membres, M. Jacques Soustelle, ancien Gouverneur Général de l'Algérie française et grand érudit.

Ce mot composé a valeur de nom propre invariable ; il s'écrit toujours au pluriel - compte tenu que la nature nous a dotés de 2 pieds -, avec un trait d'union et deux majuscules (masculin pluriel) qui deviennent minuscules lorsqu'il s'agit d'un adjectif (ex. : un salut pieds-noirs ; une cuisine pieds-noirs).

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© MorenOran   mars 2000